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Le tricot : mon passe-temps favori lorsque j’étais enceinte

Lors de ma grossesse, je me suis retrouvée allongée au 4ème mois. Il a bien fallu que je me trouve des occupations pour ne pas tourner zinzin.

Un ordi portable à portée de main pour papoter sur msn, faire mes courses en ligne, le téléphone, des bouquins, la télécommande…Les plaisirs passifs finalement on en a vite fait le tour. Et puis un jour, ma super maman est arrivée chez moi avec un kit tricot pour faire un joli manteau à bébé.

D’abord sceptique, j’ai vite apprécié la détente de ces gestes ancestrales, qui me faisaient penser à autre chose qu’à mes contractions. C’est en regardant une émission sur les tendances que je me suis rendue compte que j’étais super hype comme femme enceinte, j’étais en plein dans la tendance du moment.

Hormis les kits bébés (chez Phildar ou encore Laine et tricot), il y a aussi des kits pour filles trendy, notamment chez Wool & The Gang, même pour les débutantes.

Une maille à l’endroit, une maille à l’enver, à vos aiguilles Mesdames!

Périnée : ne négligez pas sa rééducation

Cet ensemble de muscles, de ligaments et de membranes forme une sorte de hamac de soutien pour la vessie, le rectum et le vagin.
Très sollicité pendant la grossesse et lors de l’accouchement, il est nécéssaire  de veiller à ce qu’il retrouve tout son maintien sous peine  de souffrir de pertes d’urines involontaire, de voir la qualité de ses rapports sexuels altérés etc…

Bonne nouvelle pour celles qui auraient un peu zappé l’affaire après l’accouchement, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre. Plusieurs techniques existent.

Les exercices de Kegel : enseignés par les sages-femmes, le périnée est tonifié par des contractions régulières.

Les sondes : reliées à un moniteurs, elles permettent de vérifier les progrès accomplis,il existe même un modèle d’electostimulation sans fil que l’on peut utiliser chez soi.

Bon à savoir : la sécu rembourse à 100 % dix séances si elles sont pratiquées par une sage-femme ou une kiné.

Ma grossesse : 4 mois de rêve, et 5 mois couchée.

Après 4 mois de rêve passés sans nausées, ni fatigue, le gynéco a commencé à me dire qu’il serait de  ralentir un peu. Me sentant aussi en forme, il est vrai que je n’ai pas vraiment levé le pied.

Donc le moins de voiture possible, moins de rendez-vous et du repos dès que posible. Malheureusement après 15 jours, la situation ne s’était pas arrangée. Le bébé était vraiment très bas, pire j’avais déjà des contractions.
Je suis ressortie de cette visite avec un arrêt de 15 jours pour faire remonter la crevette et du spasfon à gogo pour les contractions. Mais cela n’a rien changé.

C’est donc quelques jours avant les fêtes de fin d’années, que je me suis retrouvée allongée et ce jusqu’à la fin de ma grossesse avec “le risque de ne pas avoir ce bébé”. Je suis devenue ce qu’on appelle une mappette ( MAP sont les initiales de Menace d’accouchement prématuré), j’avoue que j’aurais préféré appartenir à un autre club. La cause de tout cela : une malformation utérine. Il me restait donc 5 mois à passer entre mon lit, mon canapé et la salle d’attente de mon gynéco. Inutile de vous dire que j’ai passé des fêtes de Noel pourries!

D’abord parce qu’on ne savait pas ce que nous réservait le lendemain, j’ai quand même fait deux petits tours aux urgences gynécologiques, ensuite parce que franchement il n’y a rien de pire que les téléfilms du début d’après-midi de la 6ème chaîne. La plupart du temps, ce sont des histoires glauques de mères et d’enfants, l’angoisse! Aujourd’hui je ne peux plus encaisser non plus les génériques de Battlestar Galactica et encore moins celui de Prison Break.

Quant aux seringues, après m’être fait piquer 3 fois par semaine pendant 4 mois, je peux vous assurer que celui  qui arrivera à m’approcher avec n’est pas né!
Mais finalement, tout cela valait le coup, car j’ai tenue jusqu’à 8 mois et 3 semaines, et mon Titou est né en pleine forme, 3kg2 pour 50 cm! Belle bête non?