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Fête des mères : le collier de nouille n’est plus tendance

J’espère que vous avez toutes passé une excellente fête de maman!

Que l’on cautionne ou pas, un énorme bisou de ses enfants, avec un “ze t’aime môman” ça fait toujours chaud au coeur.

Moi j’ai été super gâtée, du haut de ses 2 ans, Titou a bien “kravayé” chez sa nounou et m’a fait une superbe “boîte à cailloux”! C’est vrai qu’il adore ramasser des cailloux et que je ne veux jamais qu’on les ramène parce qu’on “a rien pour les ranger”…Hum, me voilà bien coincée maintenant!

C’est chouette non?

Le syndrome de mowgli en russie au XXIème siècle

Il y a vraiment des infos qui me font froid dans le dos.

Tombée hier, cette dépêche raconte l’histoire de la petite Natacha 5 ans, laissée à l’abandon par ses parents et ses grands-parents. La petite fille a été “confié” aux chiens et aux chats pour son éducation ce qui serait à priori loin d’être une première en Russie.

La petite fille réagit exacatement comme un chiot, jappe, lappe sa nourriture et saute sur les portes lorsqu’on tente de les fermer. Si elle ne parle pas, elle comprendrait quand même le russe.

D’après les médecins, tout est rattrapable ou presque, il lui faudra juste du temps et de la patience. Elle jouerait déjà avec d’autres enfants.

Je ne sais pas trop quoi en penser…car la mère n’a pas disparu de la circulation, elle élève même 3 autres enfants, pourquoi pas cette pauvre minette! Bref, pour plus d’infos : http://www.ladepeche.fr/article/2009/05/29/613704-Siberie-Une-fillette-elevee-par-des-chiens-et-des-chats.html

Ma grossesse : 4 mois de rêve, et 5 mois couchée.

Après 4 mois de rêve passés sans nausées, ni fatigue, le gynéco a commencé à me dire qu’il serait de  ralentir un peu. Me sentant aussi en forme, il est vrai que je n’ai pas vraiment levé le pied.

Donc le moins de voiture possible, moins de rendez-vous et du repos dès que posible. Malheureusement après 15 jours, la situation ne s’était pas arrangée. Le bébé était vraiment très bas, pire j’avais déjà des contractions.
Je suis ressortie de cette visite avec un arrêt de 15 jours pour faire remonter la crevette et du spasfon à gogo pour les contractions. Mais cela n’a rien changé.

C’est donc quelques jours avant les fêtes de fin d’années, que je me suis retrouvée allongée et ce jusqu’à la fin de ma grossesse avec “le risque de ne pas avoir ce bébé”. Je suis devenue ce qu’on appelle une mappette ( MAP sont les initiales de Menace d’accouchement prématuré), j’avoue que j’aurais préféré appartenir à un autre club. La cause de tout cela : une malformation utérine. Il me restait donc 5 mois à passer entre mon lit, mon canapé et la salle d’attente de mon gynéco. Inutile de vous dire que j’ai passé des fêtes de Noel pourries!

D’abord parce qu’on ne savait pas ce que nous réservait le lendemain, j’ai quand même fait deux petits tours aux urgences gynécologiques, ensuite parce que franchement il n’y a rien de pire que les téléfilms du début d’après-midi de la 6ème chaîne. La plupart du temps, ce sont des histoires glauques de mères et d’enfants, l’angoisse! Aujourd’hui je ne peux plus encaisser non plus les génériques de Battlestar Galactica et encore moins celui de Prison Break.

Quant aux seringues, après m’être fait piquer 3 fois par semaine pendant 4 mois, je peux vous assurer que celui  qui arrivera à m’approcher avec n’est pas né!
Mais finalement, tout cela valait le coup, car j’ai tenue jusqu’à 8 mois et 3 semaines, et mon Titou est né en pleine forme, 3kg2 pour 50 cm! Belle bête non?

Allaitement ou biberon : laissons parler notre instinct

A peine pointé le bout de son nez, que Titou veut manger!

Là deux options, l’allaitement ou le bib.
L’allaitement, tout le monde connaît ses bienfaits pour l’enfant mais je ne pourrais absolument pas vous en parler car – certaines vont peut-être bondir- j’ai choisit de lui donner le bib. Ce n’est même pas que je n’ai pas pu, non, non, je n’ai juste pas voulu.

Alors mère indigne? Peut-être. Je me suis posée la question un moment.
En particulier le jour où j’ai fais ma première visite à la pmi pour faire peser Titou. J’étais rentrée de la maternité deux jours avant et ma césarienne me titillant encore un chouille, Maman m’avait accompagnée pour m’éviter d’avoir à porter le couffin.

Arrivées à la pmi, nous sommes prises en charge par une puéricultrice à priori charmante. Je dis bien a priori. Elle pèse mon bébé, me pose quelques questions pour savoir si tout se passe bien depuis mon retour.
Première erreur : Je lui demande s’il est possible que je n’entende pas mon bébé pleurer la nuit (oui je me suis fait des flippes un peu bizarre et alors?)
Première leçon de morale : “Comment? votre bébé ne dort pas dans votre lit, mais vous ne vous rendez pas compte. Il a passé 9 mois dans votre ventre, la naissance est un moment très éprouvant, il doit sentir votre présence. Et encore, si vous avez peur de l’écraser (sans blague que j’ai peur, il y avait des affiches partout sur les murs de la mater à ce sujet ! ) vous le mettez dans un couffin au pied de votre lit, blablablabla….” Bref Mauvaise Mère +1.
Deuxième erreur : à la question “ça se passe bien l’allaitement?”, je réponds que je donne le biberon donc oui ça va, il mange bien.
Résultat : deuxième leçon de morale! J’ai eu le droit à un laïus à peu près de cet ordre : “Enfin madame, l’humain est la seule espèce animal à qui l’on donne le choix. C’est une honte, c’est contre la nature, vous ne pensez pas au bien-être de votre enfant etc etc…” devant mon air déconfit, elle finit par se calmer et m’explique qu’il faut que je  sache tout de même que je peux reprendre l’allaitement quand je le souhaite, que je suis programmée pour ça.” Jusque là, on peut se dire que c’est une fervente défenseuse de l’allaitement. J’acquiesce, pensant qu’elle va bien finir par passer à autre chose, mais la suite je ne m’y attendais pas.
D’un coup, elle se retourne vers Maman : “Et vous savez Madame, en tant que grand-mère de cet enfant, vous aussi vous pourriez l’allaiter, il suffirait de le mettre au sein pour que vous ayez une montée de lait!” Silence. Ma mère et moi nous regardons, horrifiées, je reprends ma crevette, le rhabille dare-dare et file sans demander mon reste.
Inutile de préciser que je n’y ai plus jamais mis les pieds !

Suis-je une aussi mauvaise mère que ça parce que je n’ai pas allaité mon fils? En fait je ne crois pas. L’allaitement ne me disais rien, mais alors vraiment rien et nourrir mon fils totalement stressée et à contre-cœur je ne suis pas sûre que cela aurait été vraiment bénéfique pour lui. Quand je voyais toutes ces mamans qui faisaient de leur mieux à la maternité, en pleurant, et le bébé qui hurlait parce que ça ne marchait pas… croyez-moi que de voir le mien descendre goulument ces quelques millilitres de lait maternisé tranquillement, me faisait vraiment plaisir. Bien sûr, il y a toutes celles pour qui c’est un vrai bonheur, celles-là, quelque part, je les envie. Mais pour toutes les autres qui ne sont, comme moi, pas tout à fait convaincues de le vouloir, je n’aurais qu’une chose à dire : laissons parler notre instinct.

Qui sait, peut-être que pour le prochain nous serons prêtes….ou pas!